HISTORIQUE DE LA CONGREGATION
Thérèsiennes de Kinshasa
La congrégation des sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kinshasa est de droit diocésain. Ses membres prononcent des vœux publics perpétuels ou temporaires à renouveler à l’échéance et vivent en communauté évangélique selon son charisme sous la dépendance des supérieures de l’Institut et de l’ordinaire du lieu selon le droit.
En harmonie avec son charisme propre, l’Institut entretient des rapports privilégiés avec l’archidiocèse de Kinshasa, lieu de sa fondation et témoin de sa première éclosion. Toutefois l’Institut est appelé à apporter son témoignage et ses services apostoliques à d’autres Eglises. L’Institut à pour fin générale la gloire de Dieu et la sanctification de ses membres.
Partant de son historique, nous sommes avant 1960, il faut considérer ce que fut à l’époque le statut et la situation de la femme congolaise en général et de la religieuse en particulier. A partir de ce que le fondateur voyait et ce qu’il savait s’est imposé à lui à cette époque l’angoissant problème de la libération et de la promotion intégrale de la femme congolaise et de la formation d’une élite féminine dans notre pays.
C’est ensuite cela le cadre dans lequel il faut placer la fondation de la Congrégation de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kinshasa. Cette dernière est née de la conviction qui était de son fondateur que la religieuse africaine doit être comptée parmi l’élite de notre Pays.
Notons que dès la création de ladite Congrégation, la Sœur BWANGA ZINGA Antoinette, en est la première religieuse cela bien avant l’accession de notre pays (RDC) à l’indépendance, l’Archidiocèse de Kinshasa (anciennement Léopoldville) comptait déjà un bon nombre de religieuses congolaises, toutes membres de congrégations européennes. La différence de mentalité relevant de la différence de culture et de formation, a provoqué de pénibles conflits qui ont conduit des religieuses africaines à mener parfois une vie religieuse plutôt frustrée.
Plusieurs d’entre elles ont confié leurs problèmes à son Eminence le Cardinal MALULA d’heureuse mémoire qui, à cette époque, assurait le rôle de vicaire paroissial. Profondément préoccupé d’une part de la promotion de l’élite féminine congolaise, et d’autre part de voir la vie religieuse se développer dans notre pays, il commencera à mijoter le projet de fonder une nouvelle congrégation africaine où les sœurs congolaises s’épanouiraient comme religieuse et comme femmes africaines.